ARGUMENTS DETAILLES POUR COMBATTRE LE FCC - CO-CERNés

ARGUMENTS DETAILLES POUR COMBATTRE LE FCC

ARGUMENTS DETAILLES POUR COMBATTRE LE FCC
  1. Une mise à l’écart des élus locaux:

Depuis plus de 10 ans, le CERN prépare ce futur collisionneur. Les informations ont été plus que parcellaires et finalement vous n’avez pas été au courant du projet.

Vous l’avez souvent découvert en assistant à des réunions publiques ou par des articles de journaux. Les échelons locaux sont mis à l’écart ou simplement des relais de l’information du CERN et de la préfecture. Résultat : les citoyens vous interpellent mais votre pouvoir de décision est faible. Les SCOT, PLU ou règlement d’urbanisme devront être modifiés, des expropriations exigées, des voiries construites, des nuisances diverses engendrées. Le maire et l’élu municipal seront en première ligne dans un projet qu’ils n’ont  pas décidé. Le CERN a des privilèges alors que le législateur demande aux collectivités locales de limiter la consommation foncière.

  1. Économie : un coût colossal et risqué

  • Coût estimé : entre 20 et 25 milliards d’euros, sans garantie de retour scientifique équivalent à l’investissement.
  • Financement incertain : dans un contexte budgétaire européen contraint (défense, énergie, santé, climat), il est difficile de justifier une telle dépense pour un projet à horizon 2050.
  • Effet d’éviction : cet argent pourrait financer des dizaines d’autres projets scientifiques plus diversifiés, innovants et immédiatement utiles (santé, recherche climatique…).
  • Risque de dérive budgétaire : le LHC lui-même a connu des dépassements de coûts et des retards ; le FCC, beaucoup plus ambitieux, présente des risques encore plus élevés.
  1. Environnement : un projet incompatible avec les objectifs climatiques

  • Empreinte carbone massive : la construction d’un tunnel de 90 à 100 km et son exploitation (consommation électrique gigantesque) sont incompatibles avec les objectifs de neutralité carbone 2050.
  • Matériaux et énergie : béton, acier, cryogénie, aimants supraconducteurs — tous à forte intensité énergétique.
  • Signal politique désastreux : comment justifier un projet aussi énergivore alors que les États demandent à leurs citoyens et entreprises de réduire leurs émissions ?

👉 Le FCC irait à contre-courant des politiques européennes de durabilité et de sobriété énergétique.

  1. Impacts locaux

Le projet aurait des conséquences sur l’alimentation en eau car le tunnel de 91 km devrait traverser de nombreuses failles et des sources karstiques. Le CERN dit lui-même que le réseau d’eau est mal connu.

Le deuxième problème est celui des gravats qui devront être extraits du tunnel de 6,50 m de diamètre et des grandes cavernes où seront les usines. Cela représente 20 millions de tonnes de gravats qui seront enfouis dans un rayon de 100km autour du projet occasionnant un trafic supplémentaire énorme de camions.

Le troisième problème  est celui de l’emprise terrestre qui selon les documents oscille entre 40 et 160 ha de terres agricoles ou arables. Pourtant les lois de sobriété foncière existent.

Le quatrième problème est celui de la consommation électrique faramineuse dont  le collisionneur aurait besoin. Il était estimé à 4 TWh en plein fonctionnement; même si ce chiffre est revu à la baisse, il serait en concurrence avec les besoins de la population.

Plusieurs autres conséquences négatives sont à envisager aussi : l’afflux de population nouvelle, la construction d’infrastructures routières ou ferroviaires, le bruit, la poussière, la radioactivité…

  1.  Sciences : une rentabilité scientifique décroissante

  • Le LHC n’a pas permis de découvrir de nouvelle physique au-delà du boson de Higgs (prévu par le modèle standard).
  • Le FCC vise à explorer des énergies encore plus hautes, mais sans garantie de découvrir quoi que ce soit.
  • De plus en plus de physiciens estiment que la physique fondamentale doit diversifier ses approches (astroparticules, neutrinos, physique quantique, cosmologie, simulations, etc.) plutôt que miser sur un seul méga-accélérateur.
  • Risque de « monopole scientifique » : concentrer trop de ressources sur un seul projet empêche le développement de nouvelles idées et de jeunes équipes ailleurs.
  1. Stratégie : préserver la diversité scientifique européenne

  • L’Europe risque d’être scientifiquement dépendante d’un seul grand instrument.
  • En réorientant ces fonds, on pourrait :
    • financer des centaines de projets dans les domaines émergents (matériaux, climat…) ;
    • soutenir des infrastructures de recherche ouvertes et décentralisées à travers l’Europe ;
    • renforcer la compétitivité technologique dans des secteurs à retombées économiques directes.

👉 Mieux vaut un réseau d’innovations distribuées qu’un projet pharaonique centralisé.

  1.  Éthique et politique

  • Le FCC risque d’être perçu comme un symbole de déconnexion des élites scientifiques face aux urgences sociales et écologiques.
  • L’acceptabilité publique d’un tel projet sera faible — contestations environnementales, débats sur la légitimité de la dépense.
  • Un élu responsable peut défendre une science plus responsable, démocratique et alignée sur les défis du XXIᵉ siècle.

 Conclusion : vers une science à la hauteur de notre époque

Le renoncement au FCC ne serait pas un recul scientifique, mais une redéfinition de nos priorités collectives :

→ « Mieux comprendre notre univers ne passe plus seulement par creuser des tunnels, mais par investir dans l’intelligence, la coopération et la durabilité. »

Visuel simulation d’une émergence et coupe des installations sous nos pieds :

https://co-cernes.com/wp-content/uploads/TESTPFCC15022026.jpg