LA CHINE ABANDONNE SON PROJET D'ACCELERATEUR DE PARTICULES - CO-CERNés

LA CHINE ABANDONNE SON PROJET D’ACCELERATEUR DE PARTICULES

LA CHINE ABANDONNE SON PROJET D’ACCELERATEUR DE PARTICULES

La nouvelle fait grand bruit dans le monde de la physique des particules, la Chine, après avoir misé sur la construction d’un nouveau collisionneur du même type que le FCC (le Futur Collisionneur Circulaire, un projet du CERN dans notre région) vient d’annoncer officiellement la mise en sommeil de son projet de nouvel accélérateur à particules.

Le projet chinois était beaucoup moins cher que le projet FCC du CERN, mais malgré cela, les décideurs chinois trouvent leur projet d’accélérateur trop onéreux.

De plus, selon eux, poursuivre la recherche via la création à grande échelle de bosons de Higgs est déjà dépassée..

Si ce projet présentait un réel intérêt scientifique, la Chine n’y aurait sans doute pas renoncé. Même la physique des particules, tous projets confondus, ne figure plus parmi les priorités de cette immense puissance scientifique majeure qu’est devenue la Chine.

Le CERN qui a lui aussi un projet de nouvel accélérateur à particules (FCC) et se disait jusqu’alors en compétition avec le projet chinois, n’a pas réagi à la nouvelle.

L’avancée du projet chinois était jusqu’à maintenant, l’argument principal de ses promoteurs pour justifier de la nécessité d’aller plus vite dans la réalisation du projet du CERN.

Le CERN avançait que si les chinois réalisaient leur projet d’accélérateur les premiers, nous allions “perdre le leadership en matière de physique des particules”.

Avec l’arrêt du projet d’accélérateur à particules chinois, l’argument majeur du CERN pour réaliser son accélérateur à particules rapidement, vient de tomber ! 

Nous n’avons jamais cautionné cette logique de compétition technoscientifique permanente, mais nous constatons surtout qu’il n’y a aujourd’hui plus de “course” du tout. Les autres projets internationaux sont au point mort, les calendriers glissent, les priorités évoluent, et rien n’indique une urgence stratégique réelle.

 

Dans ce contexte, prétendre qu’il faudrait lancer un mégaprojet à plusieurs dizaines de milliards d’euros “pour rester dans la course” relève davantage de la rhétorique que de l’analyse.

Un tel projet peut parfaitement attendre des jours meilleurs — pour le climat, pour nos finances publiques, pour la démocratie scientifique — avant d’être sérieusement discuté.

Trop cher même pour la Chine ! Le pays abandonne (pour le moment) cette course prestigieuse contre l’Europe du plus grand accélérateur de particules du monde

 

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